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[PS3] PixelJunk SideScroller

 

J’ai un rapport assez particulier avec les shoot them up. C’est un style que j’ai vaguement notion d’aimer, mais auquel au final je joue assez rarement par manque de matière en fait. Sur la super nes, j’étais une grosse fan de Aera 88, que j’ai fait et refait sans me lasser, appréciant le fait de retenir par cœur la disposition des ennemis. Sur émulateur Snes sur DS, j’ai grandement apprécié de jouer à pop’n twinbee (Il me faut vraiment une Dingoo), dans Rayman Origin, j’ai surkiffé chaque passage shmup sur les moustiques… Autant de petites piqures de rappel qui me rapellaient que oui, le shmup, j’aime ça ! De préference horizontal, j’ai étrangement un peu moins d’attrait pour le vertical, dommage pour Tohou. Non puis Tohou c’est super dur aussi. D’ailleurs, c’est souvent la le problème pour moi de ces jeux la : Ce sont des jeux de gamer, avec la difficulté qui va avec. Moi, j’aime jouer mais je ne suis pas bonne. Heureusement que les modes novices existent !

Sur PS3, on est un peu baisés niveau shmup, les jeux de ce genre sont concentrés sur la Xbox, comme Deathsmile qui me fait grave de l’œil (et dans un autre genre, FEZ qui me fait genre mais TROP envie et que ça a l’air d’être un petit bijoux, mais exclu Xbox. Ma copine m’a rappelé que du coté de la PS3 on avait l’exclusivité de Journey, ça m’a un peu consolée) Mais heureusement, il existe les jeux indépendant, et notamment la boite PixelJunk qui nous sert des jeux au visuel retro mais qui utilisent en contrepartie de manière intelligente les capacités de calcul des consoles actuelles. Et parmi eux, Pixel Junk Side Scroller, très sympathique jeu de shoot them up.

 

Ce jeu utilise le même moteur graphique que PixelJunk Shooter et on y retrouve donc certains élements clés : Les ennemis sont plus ou moins les mêmes, le système de jeu ou le vaisseau n’a pas de points de vie mais une surchauffe qu’il faut calmer grace à l’eau est le même aussi, je me suis retrouvée en terrain connu après ce jeu. Niveau maniabilité, on a 3 armes de bases : Le tir dont on va user majoritairement, le laser très puissant et pratique, et les bombes qui ne sont utiles que dans des cas très spécifiques. Chacune de ces armes peuvent être améliorées sur 4 niveaux grâce à des bonus obtenus en tuant certains ennemis.

Comme le laisse deviner le nom de la boite, tout est retro dans ce jeu. Dès l’ouverture du jeu, on doit régler sa télévision pour avoir un affichage légèrement bombé aux angles mangé d’écran cathodique. Quand au jeu en lui même, le visuel est minimaliste (et élégant) au possible et use de couleurs flashy qui donnent une étrange sensation la première fois que l’on a la manette entre les mains, avec la sensation qu’on ne va jamais s’y retrouver la dedans. Mais finalement, non, le jeu est étonnement lisible.

 

La musique du jeu est étonnamment agréable, calme et décontractante, évoquant les musiques de Nunjabes. Graphismes et musiques atteignent leur top niveau dans le niveau du boss final, ou le jeu et les graphismes se mélangent dans un superbe délire graphique ou le monstre de pixel « dérègle » la télévision sur laquelle on joue, détériorant le visuel de télévision cathodique, le tout sur une musique planante qui reste très longtemps en tête. Mention spéciale aux boss de fin de niveaux qui ont tous des designs drôlement sympa, ainsi qu’à la petite voix qui indique les changements d’arme qui a un accent assez fendart. Tout est bon dans ce jeu, y’a rien à jeter !

Il n’y a pas que le visuel qui soit « a l’ancienne ». On retrouve également le plaisir de jouer et rejouer les niveaux rien que pour le scoring. Moi qui ne suis pas très intéressée par les trophés, je me suis appliquée à tous les récupérer, découvrant au passage des techniques que je n’aurais pas cherché à utiliser de moi même comme l’attaque chargée, qui m’ouvrait alors de nouvelles possibilités de jeu, et l’envie de monter le niveau. Chose que j’ai fait en mode 2 joueurs, redécouvrant le plaisir pas vraiment oublié de jouer à 2, assis cote à cote sur un canapé, plutôt que reliés en ligne. Le jeu s’est alors révélé étonnamment soigné sur sa longueur.

En effet, terminer le mode « normal » donne accès à une cinématique de fin que l’on avait pas en finissant le mode novice, et le délire graphique du boss final s’étend à tous le jeu, les couleurs étant inversées comme sur un écran cathodique abimé. Le mode dément quand à lui, nous fait jouer en noir et blanc… En somme, une esthétique retro portée à son paroxysme de manière très intelligente. Au moment ou j’écris ces lignes, je n’ai pas terminé le mode difficile, mais je fais confiance aux concepteurs pour me donner un petit quelque chose de sympa à me mettre sous la dent quand on y parviendra. Pour le moment, on se brûle les yeux sur les couleurs ultra saturées du mode difficile qui nous font poser la question « eau ou lave ? » devant chaque liquide rencontré. A ce niveau, il est quasiment indispensable de connaitre les niveaux plus ou moins par coeur, et de maîtriser la charge, pièce maîtresse de la progression dans le jeu.

En somme, un jeu que j’ai totalement adoré et que je conseille sans hésitation aux amateurs de shoot them up, en les prévenant tout de même que ça ne sera pas super facile. J’avais commencé le jeu il y a quelques semaines, et avait abandonné suite à un moment précis qui me faisait bloquer de manière vraiment frustrante, et je ne me serais pas relancée dans le jeu si Edward ne s’y étais pas mis. Merci à lui pour ça ( et pour le trophée coop et aussi le trophée du mode difficile que je pense pas être capable d’avoir toute seule )

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De la même boite, j’ai également joué à Pixel Junk Shooter, un jeu au concept dérivé du shoot them up et utilisant les mêmes moteurs graphiques que SideScroller, mais à la finalité totalement différente. C’est un jeu ou l’on est un petit vaisseau qui doit sauver des scientifiques bloqués sur une planète étrangère, et pour cela on doit utiliser les éléments autour de nous, comme par exemple faire couler de l’eau sur la lave pour en faire de la terre que l’on pourra détruire à coup de tirs, etc. Un concept de base simple mais qui devient assez vite assez complexe, et un coté « jeu de construction » qui m’a énormement plut, me faisant passer 20 mn pour tuer les monstres et ensuite 40 mn à m’amuser à casser et construire des choses (Oui, je ferais bien de me mettre à Minecraft, mais j’ai peur pour ma vie)

Si vous voulez en savoir plus sur cet autre excellent jeu, je vous conseille d’aller faire un tour sur cet article de mon grand frère sur ce jeu.

2 Responses to “[PS3] PixelJunk SideScroller”

  1. En tout cas, on aura vraiment fait une bonne pioche avec ce jeu, et nos parties en duo à se la jouer gamers hardcore restera un très bon souvenir dans ma mémoire _<"

  2. kyo dit :

    moi aussi je suis une vieille daube à Touhou mais ton jeu il m’a l’air tout aussi difficile ! (mais effectivement graphiquement très sympa. Ca nique pas trop les yeux après quelques heures ?)

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