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Comics acheté tout à fait par hasard en le voyant sur présentoir en boutique, car le dessin et surtout le thème me plaisait : Univers post apo ou tous les adultes ont disparus et ou survivent les enfants ? J’achète !

 

Je n’arrive pas à dire si j’ai été déçue ou pas de cette lecture. En vérité, histoire de tuer tout suspense potentiel de cet article, je pourrais simplement dire que l’ensemble de la bd est juste géniale mais que la fin coupe court au délire et nous laisse un peu en plan, laissant un souvenir pas terrible d’une bd pourtant super cool avant sa fin.

Maintenant commençons par le début et reprenons le synopsis :

Comme je le disait au début, un virus à décimé toute la population adulte et adolescente. Pour tout dire, quand on avait plus de 12 ans lors de cette épidémie, c’était la mort assuré. Ça fait jeune, très jeune. L’histoire commence avec Lisa, notre héroine, petite fille d’une dizaine d’année qui semble bien décidée à s’en sortir, surtout pour protéger son petit frère de 7 ans. Elle a réussis à conduire la voiture de son père pour aller piller des maison inaccessibles à pied. Alors qu’elle revient, elle nous raconte simplement la situation : « Cela fait quelques semaines que tout le monde est mort… Mais jusqu’à présent Todd et moi nous nous en sortons bien […] mais j’ai l’impression que ce n’est pas le cas de tout le monde ».

Bien vite, le chacun pour soi montre ses limites, entre le manque de nourriture et les gangs qui commencent à se former, et Lisa réfléchit à quelque chose de plus gros. Elle va commencer à réunir autour d’elle les enfants du quartier, se faisant parmi eux son 1er allié, Graig. Asseyant son autorité face au gang de Tom qui n’apprécie pas de voir ceux qui étaient paumés et solitaires se réunir – et devenir une potentielle menace -, Lisa devient malgré elle le leader de son groupe, la chef. Dès lors, elle ne vivra plus que pour ce rôle, à chaque instant, découvrant tout ce que sous entend être le chef : Les planifications incessantes pour tout et rien, gérer ses équipes, l’impossibilité de jamais vraiment se reposer, tout porter sur ses épaules, et voir que lorsqu’elle parle de son œuvre, en lui en refuse la propriété, alors que c’est bien elle et elle seule qui a endossé ce rôle parce que personne d’autre n’en voulait. Plus le temps avance, et plus elle est seule pour le bien de tous.

Rien que sur ce thème la, ce comics est assez riche et fait réfléchir à la notion de leader, comment se dégage une personnalité dans ce genre de situation, etc. On voit donc les enfants se réunir, s’organiser, tout d’abord fortifier leurs maisons et créer une mini ville avant de tous emménager dans un ancien lycée qui devient une sorte de petite ville fortifiée. On les voit s’organiser pour la nourriture, pour les soins, pour absolument tout.

Bien vite, il y aura confrontation, et confrontation sérieuse. Je n’en dirais pas plus pour ceux qui auraient la curiosité de lire.

Et donc, cette fameuse fin décevante, et bien… Si c’était la fin d’un premier volume et qu’il y en avait d’autre, ça serait un super cliffangher. Sauf qu’il n’y a pas de suite, que l’histoire s’arrête réellement la, alors que pour moi on venait juste de passer un 1er pallier de tension et que des choses géniales se mettaient en place.

Initialement, ce comics est un livre : « The Girl who owned a city ». Il n’a pas été publié en France, mais j’avoue que j’aurais presque envie de faire l’effort de le lire en anglais pour savoir si le livre se termine de la même façon ou si on nous a pris la moitié de l’histoire .Mais quand je vérifie sur wikipedia, ça semble se finir de la même façon, sauf que la version écrite doit introduire de nombreuses nuances dans l’histoire que la version comics n’a pas put nous offrir vu son nombre de page bien moindre (124 pages, honnête mais face aux 180 pages du livre… ). D’ailleurs, la plupart des articles (tous en anglais, n’y a t’il vraiment aucun français qui a lu ce comics?) parlent de l’aspect philosophique colporté par le livre originel, concernant la volonté d’être libre et indépendant etc.

Les différentes couvertures de la version roman. Mine de rien, elles ont chacun leur charme.

En bref, La cité des orphelins est une lecture très chouette à l’exception de sa fin qui vous pourrie votre groove. Mais malgré ça, je la kiffe bien cette bd.

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