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Gisèle Alain, l’une des dernières nouveautés de chez Ki-oon qui me faisait de l’oeil sans que je me résolve à l’acheter. Finalement, encouragée par la texture très agréable des couvertures des volumes similaires à celles des tomes de Sayonnara Zetsubo Sensei et par le fait appris au détour d’une page web que ce manga contenait un personnage ouvertement lesbien sans qu’il n’en soit fait plus grand cas que cela (oui bon, le 2eme argument à plus joué que le 1er) je me suis décidée presque sur un coup de tête à acquérir les 2 premiers volumes.

 

L’histoire se passe au Xxeme siècle et débute sur la jeune Gisèle, logeuse de son état, qui se lance dans la profession de « femme à tout faire ». En compagnie d’un de ses locataires, Eric Leblanc (Qu’elle fait gentiment chanter pour qu’il l’aide en lui rappelant ses loyers de retards) elle va accomplir sa 1ere mission : Retrouver le chat de la locataire Mme Crepel ! … Ok, avec cette 1ere mission, la crédibilité et le ton de l’œuvre venait d’en prendre un coup pour moi. Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait du meurtre et du sang à toutes les pages, mais je ne m’attendais pas non plus à un ton aussi léger… Je ne m’attendais pas à une gamine non plus, je pensais que j’aurais affaire à une jeune femme. Un décalage de ton qui m’a surpris donc.

J’ai trouvé cette 1ere histoire assez bizarre et ne savais pas sur quel pied danser avec elle. Probablement parce que j’étais encore sous la surprise d’avoir affaire à une gamine qui visiblement s’amuse et n’est pas à sa place dans ce monde la alors que je m’attendais à tout autre chose. Cette 1ere histoire s’est laissée lire sans grande passion, mais la suivante m’a carrément fait ressentir une profonde irritation envers l’heroine et j’ai regretté de ne pas avoir acheté un seul volume.

 Dans cet épisode, Gisèle se voit confier la garde d’une petite fille pour la journée tandis que son père doit aller travailler. Comme dans l’épisode précédent, Gisèle se montre extrêmement candide et impressionnée par tout et rien (elle prend le tram pour la 1ere fois, etc). Elle fait cependant référence à son « ancienne vie » et on est assez curieux à ce sujet. Sa candeur atteint très vite des extrêmes irritables lorsqu’elle apprend que le père avait promis d’être avec sa fille ce jour ci mais n’à pas put à cause de son travail. Aussitôt, elle s’exclame, se révolte, et débarque au boulot du père pour lui faire la morale. Ce comportement de gosse de riche qui n’a jamais eut, visiblement, à souffrir de la faim, à devoir faire passer son travail avant sa famille, m’a dégoûtée. Même maintenant, alors que je me suis habituée au personnage et ait appris à l’aimer, cet épisode me reste en travers de la gorge (Tout comme la manière totalement mary suesque dont elle règle la situation, wé bravo Gisèle la plus forte la meilleure qui sait tout, la vie c’est facile et magique comme un claquement de doigts de Mary Poppins ! )

De nombreuses choses m’ennuyaient et m’agaçaient dans ce début d’histoire. Pour commencer, l’heroine : Erreur de prom’ surement, mais qu’elle soit décrite comme « une femme forte » m’énerve. Ce n’est pas une femme, c’est une gamine, et une sale gosse complètement ignorante de la vie d’ailleurs ! Se montrer aussi entêtée et candide, ce n’est pas être une personne forte pour moi, c’est être… Jeune et candide. Mais c’est justement cette candeur qui fait la force du personnage et on se surprend à l’apprécier, sur la longueur, parce qu’elle se fait authentique et parce que, visiblement, l’histoire à des bases et une construction derrière cette première approche un peu facile d’une « Jeune fille de bonne famille qui se retrouve la on sait pas trop pourquoi ». Je ne sais pas pourquoi, mais au début de ma lecture j’avais l’étrange impression qu’on ne lèverait pas le voile sur le passé de Gisèle et la raison de sa présence ici, impression certainement due au temps nécessaire à l’histoire pour aborder ce sujet : C’est en vérité à la fin du 1er volume qu’un cliffhanger fait entrer en scène une ancienne connaissance de Gisèle, et ce cliffhanger à très bien fonctionné sur moi, je me suis aussitôt saisie du volume suivant, ne regrettant plus finalement mon double achat. Mon intérêt avait également été ravivée par une histoire se finissant plutôt mal pour Gisèle, chose qui manquait pour moi jusque lors. J’étais agacée par le coté un peu trop léger de tout ça : Une jeune fille de bonne famille ? Qui se prend pour une « femme à tout faire » et se lance dans tout et n’importe quoi sans réfléchir ? Si elle ne se casse pas vite les dents sur un obstacle, c’est un manque de réalisme flagrant ! Bon, le ton global de l’histoire reste assez peu réaliste mais on y a tout de même droit, à Gisèle qui échoue, qui subit la défaite. Et c’est le genre de choses à mon sens nécessaire qui fait apprécier une histoire et évoluer une personnage .

Le 2eme volume continue sur la lignée du 1er, avec des affaires à résoudre pas forcement incroyable mais qui donnent lieu à des scènes touchante et humaines. Et, enfin, on a droit à un morceau assez conséquent du passé de Gisèle qui nous explique pourquoi elle se trouve ou elle est aujourd’hui. C’est ce chapitre sur son passé qui a fini de me faire sincèrement apprécier le personnage, on comprend grâce à ce chapitre quelle genre de vie elle à eut, quelles étaient ses motivations, et on se retrouve touché et convaincue par sa touchante naïveté pourtant pleine de détermination envers la vie. Gisèle continue à grandir un petit peu et à mûrir face aux expériences variées que lui apporte son travail de femme à tout faire. Un nouveau personnage, fort sympathique à mes yeux, à été introduit, un confrère « homme à tout faire » et j’espère qu’il restera dans le coin. On a également droit à une histoire mettant en scène des tenants et aboutissements autrement plus grave qu’un chat perdu, ce qui n’est pas désagréable non plus.

Quelques mots sur les graphismes, qui sont un des argument qui me retient sur ce manga : Les dessins qui sont très jolis, très soignés, et me rappellent par de nombreux aspects – l’encrage, les cheveux, les visages de protagonistes masculins – le travail de Minekura Kazuya, qui est une auteur que j’adule, dans une variante beaucoup moins angulaire et tout en rondeur. Notons au passage la très légère touche d’érotisme avec quelques plans de nus qui sont un régal des yeux. Par contre j’ai quelque difficulté avec les très grands yeux de Gisèle qui a mon sens dénotent avec le trait très réaliste du reste de l’œuvre. Mais on s’y fait tout de même. Et sur un autre registre – mais similaire – je me régale avec les toilettes de Gisèle que je trouve toutes plus adorables les unes que les autres (La voir en bloomer ? Le pied). Dans l’ensemble d’ailleurs l’époque et les décors très soignés me flattent aussi pas mal la pupille.

 

Gisèle Alain, s’il n’est pas le manga que j’imaginais au vu de sa promotion, est un titre au final agréable à lire dont j’achèterais certainement le tome suivant. Je ne sais pas trop qu’espérer de l’histoire pour le moment : On aura certainement une histoire de flirt avec Eric qui évidemment en pince légèrement pour Giselle ? Quoique, Colette la strip teaseuse aussi en pince pour elle et soupirait avec Eric qu’elle soit « trop jeune pour eux » donc peut-être que ça n’ira pas plus loin. Pour le moment, j’espère le récit de l’apprentissage de la vie d’une jeune fille qui mûrit et s’affirme autrement que par l’option « sale gosse ». Je ne serais pas contre quelques échecs un peu plus cuisants que ceux auxquels elle à eut affaire, quelques mises en danger plus importante, maaaais mon petit doigt me dit que ça restera bon enfant. Une lecture décontractante et agréable en somme.

4 Responses to “[Manga] Gisèle Alain – Sui Kasai”

  1. Edward dit :

    mouais, pas un thème qui me touche spécialement, et je trouve aussi que les grands yeux dénotent carrément de l’ensemble graphique, mais par contre, la case « érotique » a en effet une sensualité très bien traduite, elle est magnifique. En tout cas, ton article est intéressant^^

  2. Clewilan de Tumblr dit :

    Contente d’avoir pu donner un argument convaincant au détour d’une page web ;) Néanmoins je partage tes réserves quant au caractère de Gisèle, que j’espère voir progresser !

  3. Faust dit :

    J’ai feuilleté ce manga à la FNAC la semaine dernière. Verdict : c’est frais, sympa et assez beau. Mais honnêtement, je pense pas que je claquerais 7€ pour un manga qui est juste frais, sympa et assez beau.

    Un autre élément positif : de toute évidence, l’histoire se passe en France, probablement à Paris et oh miracle, pas un seul plan sur un monument. Ça ajoute au côté réaliste de l’œuvre, ça change de ne pas avoir une France de carte postale…

  4. maillotfoot dit :

    Une lecture décontractante et agréable en somme.

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