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Parmi les titres yaoi connus et dit « classique », New York New Yorkabrégé Ny-ny – est l’un des premiers titres édités en France qui aura marqué les esprits de toute une génération. Dessiné entre 1995 et 1997, ce manga est un précurseur du mouvement « yaoi » tel qu’on le connaît aujourd’hui. Cependant, de la même manière que Le jeu du chat et de la sourie de Setona Mizushiro peine à entrer dans les carcans identitaire du genre yaoi, Ny-ny se distingue par de nombreux points.

Il convient peut-être en premier de définir précisément le yaoi. Pour moi, les manga dit « yaoi » et les manga traitant de l’homosexualité sont 2 choses différentes. La subtilité entre les deux tiens au réalisme de l’histoire, des personnages, et la part de fantasme que véhicule l’œuvre. Sans forcement être incohérente, une œuvre yaoije laisserais de coté les nuances entre yaoi et shonen aine s’arrête pas forcement sur le problème des personnages à vivre leur homosexualité : Il est plus souvent question d’univers ou la majeure partie des protagonistes semblent être gay sans que cela pose de problème, et le soucis le plus souvent évoqué est celui de « s’assumer » gay sans que le reste – entourage, famille, quotidien – ne soit pris en compte. D’un point de vue pratique également, les protagonistes ont souvent des relations sexuelles « irréalistes », avec sodomie régulière à sec et définition assez précise des rôles qui permettent à la lectrice – car le yaoi dit fantasme s’adresse évidemment en majorité à des lectrices – de s’identifier au rôle qu’elle désire selon son envie : Dominant ou dominé, contrôlant les tenants et les aboutissements de l’histoire. Le yaoi n’est pas non plus qu’une histoire de cul : Nombres d’histoire ont le titre de yaoi parce que les protagonistes sont tous masculins, mais au delà de cela, le titre pourrait être qualifié shojo.

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Le jeu du chat et de la souris, un titre dont je me ferais un plaisir de toucher un mot un de ces jours.

 

Le genre yaoi est souvent rattaché à l’homosexualité, et ses défenseurs de s’exclamer « T’aime pas le yaoi, t’es homophobe ! » Ce qui est, il faut le dire, 2 choses bien différentes. Car si les protagonistes des yaoi sont tous des hommes ayant des relations avec des hommes, leur comportement par contre, n’est pas forcement celui d’hommes. Ni de femmes. Ce sont de véritables personnages, des fantasmes. Le grand brun ténébreux un brun sadique, quelle jeune fille n’a pas imaginé se trouver entre ses mains, à sa merci ? Un grand classique de la psychologie, le fantasme du viol. Et faut il encore le rappeler, les fantasmes n’ont rien à voir avec la réalité ? L’imaginaire érotique, l’imaginaire intime, sont des choses qui appartiennent à chacun et sur laquelle autrui n’a pas droit de regard.

Ce qui attire en premier les lectrices dans ce genre de lecture, ce n’est pas tant l’érotisme sous jacent que le tabou de l’interdit, l’amour passionnel qui brise les limites. Une certaine pureté qui se dégage de cet amour : Si 2 hommes osent se toucher, cela signifie que leur amour est vraie, pur et direct. Lorsque un homme et une femme se touchent, c’est une sorte de suite logique qui peut fonctionner avec n’importe qui jusqu’à trouver le bon…

Par opposition, un manga traitant de personnage homosexuels se définit pour moi simplement : C’est une histoire réalise, tenant compte de ce que signifie réellement être gay dans la société actuelle, et qui, même si elle reste centrée sur la relation des personnages, les implantes réellement à tout niveau dans un univers cohérent.

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Ny-ny correspond parfaitement à cette description, puisqu’il narre l’histoire de deux jeunes hommes dans la ville de new york, et les difficultés que leur couple rencontre. L’histoire commence sur le personnage de Kain Walker, policier le jour, qui le soir va se défouler de ses envies gay dans des bars destinés à cet usage, sans parvenir à entrer dans une relation stable. Il se contente de se défouler de cette manière. C’est ainsi qu’il rencontre Mel, jeune homme blond qui le fascine dès le premier regard. Une invitation, quelques rencontres, et le couple ne tarde pas à se former. Les premiers soucis tournent autour de l’acceptation de kain d’assumer son couple auprès de son entourage au travail. Viennent ensuite des soucis liés au passé de Mel, puis le thème si important des parents. Si Mel n’a pas de parents, Kain lui, en a. Des parents auxquels il tiens et qu’il ne veut pas décevoir.

Si on parle souvent du problème pour les gays de se voir accepté dans la société, celui de la famille n’est pas toujours abordé, alors que quelque part, il est peut-être plus crucial que toute autre chose. Malgré la possibilité de l’adoption, c’est souvent double trahison pour les parents : Leur enfant est différent, il ne forme pas un couple normal, et surtout, il n’enfantera pas et ne poursuivra pas la lignée. Le désir d’avoir des petits enfants pèse lourdement sur leurs enfants, chose qu’un couple gay peut difficilement assumer (ou un couple hétéro ne désirant pas d’enfants, chose encore plus difficile à faire admettre). Les problèmes relationnels entre Mel et sa belle mère seront alors traités avec intelligence et sensibilité, l’incompréhension de la belle mère bien retranscris et sa stupeur prévalant sur les mots très agressifs qu’elle énonce sans s’en rendre compte envers Mel.

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Je ne vais pas raconter plus loin la trame et laisse le plaisir à ceux qui voudront lire de découvrir ce qu’il se passe. Je me contenterais de préciser que si les 2 premiers volumes s’implantent dans un quotidien – certes mouvementé – le 3 eme volume opère un virage dans le ton de l’histoire pour délayer le scénario dans une intrigue policière de moindre impact mais qui se laisse tout de même bien lire. Dans le volume 4, cette intrigue se conclut et la, le temps s’accélère pour narrer le reste de la vie du couple et de leur entourage. Dommage, on en aurait voulu plus.

L’histoire de Ny-ny est servi par des personnages secondaires assez fort. J’ai une lourde pensée pour le personnage de Gosh qui a énormément de saveur. Ny-ny se passe aux états unis, les personnages sont américains et ça se voit : Une manie d’invoquer Dieu et de prier assez facile, et de la part de kain, une manière de définir son collègue de boulot assez raccourcis : C’est « un juif ». Bien qu’étant lui même victime de préjugés, ça ne l’empêche pas d’en avoir envers autrui. Pire encore, Gosh n’est pas seulement juif, il est également gay, comme lui. Il l’a appris en le croisant un soir dans un bar gay, et ce secret tacite se verra rompue à plusieurs reprises lorsque Kain aura besoin de se confier à quelqu’un, malgré l’inimité qu’il éprouve envers Gosh. Gosh est également une figure dure de la condition du gay dans les années 90, puisqu’il a caché ses désirs et choisi d’épouser une femme et de fonder un foyer. Situation difficile pour tous au final. Il aime sa femme et sa fille, mais l’amour envers sa femme reste platonique.

Brian Burg, le superieur de Kain qui évoque la figure paternelle est aussi un personnage très attachant. Il devine assez vite, suite à diverses situation, les penchants de kain mais n’en pipe mot, et par la suite cherchera à le protéger des remarques des autres sans pour autant trop se mouiller parce que lui même n’adhère pas spécialement à ces choses qu’il ne comprend pas. Mais ce qu’il sait, c’est qu’il apprécie kain en tant que personne.

Malgré toute l’affection que j’ai pour ce titre, je ne peux pas dire que Ny-ny soit exempt de défaut. Son principal soucis est d’être un titre un peu trop porté sur le pathos, avec le sort et les malheurs qui s’acharnent de manière ahurissante sur le personnage de Mel. Autant ça passe dans les 2 premiers volumes, autant dans le 3eme, on peine à imaginer quelqu’un avec un karma aussi pourri. Plus que le fait que le sort s’acharne sur Mel, c’est la reproduction systématique du schéma « Mel à un soucis, Kain vient le sauver » qui est dommage : On aurait aimé voir la situation inverse, voir Mel se mettre en danger pour sauver celui qu’il aime.


4.jpgNéanmoins, le personnage de Mel tire toute sa substance
des horreurs qu’il a vécu
: C’est ça qui fait de lui ce qu’il est aujourd’hui. Aussi, plus qu’une erreur de choix scénaristique, c’est plus une idée portée à son paroxysme : Celle d’un personnage qui pardonne tout, encore et encore, rejoignant la thématique chrétienne américaine très bien retranscrite à différents niveaux de l’histoire. De plus, les traumatismes de Mel sont traités avec cohérence : S’il a réussi à surmonter plus ou moins les soucis de sa vie dans le début de l’histoire, l’événement du volume 3 l’abat en plein vol et fait remonter à la surface tout ce dont il avait réussi à se défaire. Il se retrouve dépressif et voit un psychologue. L’évolution du personnage est crédible et tiens parfaitement compte de ce qu’il à vécu.

Mel est il un personnage réaliste ? Je ne crois pas. C’est justement un personnage, entouré d’une aura de sainteté comme on en trouve pas dans la « vraie vie » et que l’on aimerait pourtant pouvoir rencontrer. C’est aussi un personnage dont la souffrance peut servir de catharsis au lecteur qui souffre. Nul doute que cette particularité du personnage fait beaucoup d’effet à l’adolescent qui le lit et qui peut reporter sur lui ses souffrances personnelles, ou les comparer. Un exécutoire salvateur qui aide ensuite à réfléchir sur sa propre situation.

A ce titre de personnage, Mel sort du cadre de « l’histoire gay » pour rejoindre « l’histoire yaoi » et ses personnages fantasmé. Sa douceur pourrait elle être celle d’un homme réel ? Le personnage de Mel est trop irréaliste et fantasmé pour pouvoir être considéré comme réaliste, même si son évolution et son histoire reste totalement crédible (malgré un sort qui s’acharne). Pour moi, c’est le personnage de Mel qui fait basculer l’histoire de « histoire gay » à « histoire yaoi ».

Personnellement, malgré ma propension à être critique, il m’a touché. J’aime les personnages doux et blessés comme lui. D’autres vont trouver ce personnage agaçant et niaiseux à pleurer si facilement. Pour juger le personnage de Mel, il y a une grande part de subjectivité.

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Le personnage de Kain quand à lui, est très intéressant.
Gay qui se réfrène, il a honte de ce qu’il est, et développe par conséquent une homophobie latente. Ainsi, il se retrouve à s’exclamer « Attend, tu ne vas pas aller travailler avec tout ces
pédés ?! »
Face à Mel qui lui annonce qu’il va travailler dans un bar gay. La ou Mel incarne le gay qui s’assume et qui, au final, n’a pas d’entourage à « trahir », Kain lui est la
face opposée
: Celui qui a toujours cachée cette honteuse différence et n’ose pas l’avouer, ni à sa famille, ni a ses collègues de taff, de peur de trahir et de se voir rejeter et
brimer.

Cela engendre chez lui des comportements fort désagréables à l’égard de Mel, allant jusqu’à le blesser et faisant lever le sourcil au lecteur (ou crier « mais quel connard ! », au choix). Il est jaloux, possessif et violent. On peut même considérer qu’il abuse de la gentillesse et de la propension au pardon de Mel, se comportant à plusieurs reprises en vrai salaud sous le coup de la colère. Son comportement est à la limite de la paranoia, ses propos souvent agressifs, comme lorsqu’il reproche à Mel, au début de leur vie en couple, de répondre au téléphone et de piapiater comme une meuf avec sa mère. Ou encore lorsqu’il lui dit « Tu n’a pas de famille, tu ne peux pas comprendre », paroles blessantes s’il en est. Sans parler du « C’est vrai que ton job de serveur, c’est pas super valorisant ». Kain est un homme assez macho, qui n’a pas connu de problèmes comme Mel en a connu et ainsi ne sait pas faire attention à ses mots. C’est une autre leçon que nous propose Ny-ny : L’impact que nos mots peuvent avoir sur les autres qui n’ont pas eut la même vie que nous. Apprendre à faire attention, surtout quand on ne sait pas. Apprendre la compassion.

Peut on au final qualifier totalement Ny-ny de manga gay ? J’oscille entre oui et non et finalement, j’ai plutôt envie de dire que c’est un manga qui parle de la tolérance. Car c’est bien ce thème qui revient sans cesse. Tolérance du chef de de Kain qui, bien que « vieux de la vieille » tolère et accepte les choix et la vie de Kain parce qu’il aime ce petit. Tolérance de la mère de Kain qui apprend à accepter la présence de Mel et même à l’aimer. Très joli message également vers la fin de l’histoire, avec la fille adoptive des 2 amants. Celle ci, alors âgée de 13 ans, se voit demandée par le journal de l’école ce qu’elle pense du fait d’avoir 2 papa, le journalise en herbe enchaînant immédiatement avec des énormités telles que « Les enfants d’un couple gay n’ont pas assez d’affection » et autres propos qu’il a du entendre de ses parents ou de la télévision, les répétant sans les avoir digérés ni même réfléchis. Après s’être vu rabroué par la jeune fille et expliqué sa vision des faits, on les revoit des années plus tard… En couple. Le jeune garçon ayant revu sa manière de voir les choses, ayant simplement parlé et réfléchit, revoit son opinion.

Ce schéma un peu idyllique du « Les gens disent des méchancetés parce qu’ils ne connaissent pas, mais si on leur explique, tout change » se retrouve à plusieurs reprises dans Ny-ny. Et même si c’est un peu brodé et rêvé, ça donne envie que ce soit réalité. Bien évidemment, l’inverse se constate également à plusieurs reprises : Ceux qui énoncent pragmatiquement des énormités agressives sur les gays ne sont pas toujours prompts à changer d’avis. Mais parfois, en parlant, ça peut marcher. Ca ne sert à rien de se cacher. C’est au final ce joli message d’espoir et de tolérance qui se dégage de Ny-ny.

13 Responses to “New york New york, le yaoi et les mangas gay”

  1. Natth dit :

    Merci, c’est un plaisir pour moi aussi ^-^

    Je ne suis pas sûre que le terme fujoshi soit si négatif au Japon de nos jours. Il l’était à la base, mais j’ai vu son pendant masculin apparaître (fudanshi), qu’on retrouve même dans le titre d’un
    manga. En fait, je crois que de plus en plus de fans japonaises s’assument sous le terme fujioshi.

    Pour Miyamoto Kano, Vanilla Star est un titre très apprécié, mais j’aime beaucoup Touch of charm aussi, dont le ton me paraît plus optimiste. Lovers and Soul est plus sombre, même s’il est loin
    d’être mauvais. Rules devrait bientôt sortir aussi. De toute façon, tous ses mangas sont bien. Et si « Après l’orage » t’a tenté, je te conseillerais de céder tout de suite XD

    Parmi les titres d’Hinako Takanaga, il y a aussi Rien est impossible (l’histoire du frère de Soichi) qui est sorti. Sinon, j’allais oublier Only Love et sa suite, Seven Days, Le labyrinthe des
    sentiments, Comme un chat sur le sol (peut-être), Ze (par l’auteur de Love Mode, qui vient de commencer une 3è série au Japon), In the name of beauty (particulier celui-là), Le syndrome du
    tournesol, Sakura-Gari, les titres de Tôko Kawai, de Fujimiya Hyouta ou ceux des Editions H. Tu remarqueras que je te cite beaucoup de Taïfu, non parce que j’ai des actions chez eux, mais parce
    qu’ils s’éloignent régulièrement du BL, ce qui n’est pas vraiment le cas d’Asuka (à noter His Favorite chez Asuka comme comédie avec des personnages quelque peu surprenants, mais sans date de
    publication annoncée pour l’instant).

    Là, je pense ne pas avoir oublié trop d’auteurs parmi ceux intéressés par des sujets plus réalistes et publiés en France. Cependant, il arrive que l’on parle des difficultés liés à l’acceptation de
    l’homosexualité dans des titres plus fan-service, comme Yebisu Celebrities (très étonnée par le 2 d’ailleurs), Reminiscences ou My life with you. j’aime bien le dernier, mais surtout pour le côté
    action. Il est bien dommage qu’il n’y ait pas un second volume d’ailleurs.

  2. Plumy dit :

    Je ne pensais pas que ce post genererais autant de réaction, merci à tous pour vos commentaire tous très interessants et constructifs ! *___*

    @Dijun : Ben j’étais vraiment dans la même optique que toi, je l’ai lu quand j’étais ado et ce fut un de mes premiers yaoi, mais j’avais totalement oubliée l’histoire, j’avais juste retenue « Wé le
    blond il lui arrive tout les malheurs du monde ». Avec le recul et le vécu, y’a du coup beaucoup de trucs qui m’ont beaucoup touché. Essaye de le relire si l’occasion se présente !

    @Yami : Yeah, si t’a envie de lire j’ai atteint mon but ! Je suis toujours trop contente quand on me dit ça. J’espère que tu sera pas déçu si tu met la main dessus alors.

    @Kokuran : Merci beaucoup pour ta premiere phrase *rougit* .
    Ah oui, le bara ! Au début je voulais en faire mention dans mon post, mais au final, exception faite des fanzines Dokkun, je n’en ait jamais lu et donc n’y connait rien et au final, c’est « juste »
    de la pornographique, donc ça n’avait au final aucun lien avec le genre d’histoire dont je parlais.
    Comme toi, je ne rêve pas trop de trouver énormement de titres de ce genre, quoique ? Enfin en titre qui aborde le sujet de manière réaliste, à part « Le jeu du chat et de la souris » de Setona
    Mizushiro… Je sais que la fin du manga Kizuna aborde cette facette aussi, mais bon avant faut lire toute la série qui est bien sur un autre ton, ah ah (Mais je me souviens que j’avais aimé quand
    même, mais yaoi quoi).

    @Edward : Je les ait pas à Paris XD; Mais j’aimerais bien que tu lise ce titre pour avoir ton ressentit ! Le design rebute un peu oui, puis après c’est comme tout, tu t’y fait… Les perso sont un
    peu pataud, mais au final je trouve que ça colle bien au coté « réaliste » de l’histoire de ne pas avoir des éphèbes partout.

    @Natth : Ca me fait toujours plaisir de te recroiser, hehe. Alors, dans les auteurs que tu cite, ben j’en connais aucun ‘_’; Découverte à l’horizon !
    Miyamoto Kano, tu me conseille quels titres ? Ils ont tous ce genre de thématique ou pas ? Pareil pour Shoko Hidaka (Oh après l’orage j’avais hésité à le prendre ! )
    Takanaga Hinako je lis son titre « The tyran who fall in love » que j’aime beaucoup d’ailleurs, mais ça ne m’empêche pas de lui trouver des défauts (Notamment le « oui oui mais non » de notre blondin
    préféré) mais c’est déjà un autre registre oui… Moins accroché à Silent love par contre !

    « Pour les définitions, le manga yaoi n’existe pas au Japon, vu que le yaoi désigne les dôjinshi. « . C’est vrai, je l’oublie toujours ! L’importation des termes crée des situations assez marrantes,
    comme en ce moment le mot « fujoshi » qui est en passe de devenir un classique à coté de « otaku », mais débarassé de tout le coté negatif qu’il véhicule au japon. Quoique on a inventé le mot yaoiste,
    va savoir lequel va perdurer !

    « Je trouve d’ailleurs que parler de NY NY est une très bonne idée, d’autant plus que ce titre est longtemps resté en rupture de stock avant d’être republié très récemment. « . Merci, mais c’est un
    pur hasard, je suis retombée dessus dans la maison de vacances et en ait profité pour le relire. Mais du coup j’espère que ça donnera envie à des gens de l’acheter

  3. Marcy dit :

    *tentative de commentaire deuxième :D*

    Que dire … bon déjà quand j’avais un magazine Shôjo j’aurai eu le bon gout de t’embaucher illico presto, tes articles sont vraiment bien analysés et il est très rare de trouver cette vision du
    yaoi de nos jours.

    D’habitude les gens me huent quand je leur explique que le yaoi n’est qu’un défouloir fantasmatique pour nanas (et qui remplit très bien son rôle) et que finalement les titres parlant réellement
    d’homosexualité sont rares.

    NYNY est l’une de ces exceptions, même si je te l’accorde, le volume 3 est un gros WTF mais quand un titre fonctionne, les éditeurs poussent l’auteur à tirer sur la corde à succès (ici, les
    malheurs d’un des protagonistes).

    Néanmoins j’avais apprécié NYNY pour sa vision du narrateur, pour ses nombreux sujets aussi bien le SIDA, la famille, le travail, l’adoption. On y voit également une palette d’homosexuels très
    différents (même si un chouilla caricaturaux).

    Et pour couronner le tout, une fin comme j’aime, une avancée rapide dans le temps, moi de toute façon, dès qu’on tombe dans le nostalgique je pleure comme une madeleine.

    Je suis contente que ce titre soit l’un des premiers « yaoi » à être sorti en France, il m’a permit de découvrir le genre (puis Love Mode), disons la meilleure facette de ce genre si particulier.
    Dans ma librairie je triche, beaucoup de titre de ce genre ont en fait l’appellation « Jôsei » ou « Mature Shojo ».

    Un autre titre qui m’avait beaucoup marqué c’est Inter Sexuality (Ai-Esu) par ROKUHANA Chiyo (http://dailymanga.org/index.php?menu=Series&id_manga=4959)

    *prie et valide le commentaire :d*

  4. Natth dit :

    NY NY est un des premiers mangas du genre que j’ai lu et j’en garde un très bon souvenir. Je n’avais pas vu le personnage de Mel ainsi, mais je trouve ton analyse très juste. Quelque part, sa façon
    d’être me rappelle l’héroïne de shôjo classique (avec un côté moins niais, heureusement pour lui ^^). Il est vrai que la question de l’acceptation ou du rejet de l’homosexualité apparaît rarement
    dans le manga. C’est dommage, mais les exceptions ne sont plus aussi rares, dans les publications françaises, qu’il y a quelques années (Miyamoto Kano, Shoko Hidaka, Takanaga Hinako pour le côté
    humoristique et d’autres encore…)

    Pour les définitions, le manga yaoi n’existe pas au Japon, vu que le yaoi désigne les dôjinshi. On parle plutôt de manga Boy’s Love ou BL. Cependant, quel que soit le nom utilisé, le rapport à la
    réalité de l’homosexualité reste aussi problématique. Mais les titres sont calibrés pour un certain public (celui qui achète tel mag de prépublication), ce qui peut en partie expliquer un certain
    nombre de codes ou de ressemblances. D’ailleurs, certains mags BL sont connus pour proposer des titres plus réalistes. Mais ces mag ne paraissent pas en France, ce qui ne facilite pas le classement
    de tel ou tel titre. D’ailleurs, NY NY est sorti dans un mag shôjo, celui où est paru God Child. Finalement, le public de God Child et de NY NY devrait, selon la logique du mag, être plus proche
    que celui de NY NY et de Kizuna. Pourtant, le sujet général du manga tendrait à faire penser le contraire.

    Bref, le yaoi (en France, le BL au Japon) se décline sur un grand nombre de styles, tant par son contenu que son graphisme (j’avais été très surprise par le trait de Renaissance Yoshida par
    exemple). Mais beaucoup de mangas du genre gardent certaines constantes et ceux se détachant du lot ne sont pas les plus connus. Je trouve d’ailleurs que parler de NY NY est une très bonne idée,
    d’autant plus que ce titre est longtemps resté en rupture de stock avant d’être republié très récemment.

  5. Edward dit :

    je l’ai toujours pas lu, ce titre, à cause du look des persos qui me rebute un peu… mais c’est vrai que ça a l’air très mature et réfléchi, et tes propos me confirment cette impression. Je le
    rajoute sur la liste des choses à lire chez toi^^

  6. Kokuran dit :

    Je crois que c’est l’une des critiques les plus justes que j’ai pu lire de NY². Une très bonne histoire malgrés certains défauts.
    En ce qui concerne le « manga gay » que l’on cherche, je me demande s’il trouvera un jour sa place entre les deux extrèmes fantasmés du BL côté féminin et le dit Bara masculin, même si celui-là tient
    plus du pornographique.

    « C’est une histoire réaliste, tenant compte de ce que signifie réellement être gay dans la société actuelle »
    On aurait pas pu faire plus juste.
    Certains titres comme NY² apportent des éléments que l’on aimerait trouver dans un manga qui serait catégorisé comme gay, mais je doute malheureusement qu’un titre tel que tu le décris précédemment
    trouve un jour sa place dans ce domaine de fiction. A mon regret.
    En tout cas, d’après tes lectures, je serais curieux de connaitre quels autres titres BL tels que celui-ci tu rapprocherais de ce modèle.

  7. Dijun dit :

    Je me rappelle avoir lu NYNY il y a pas mal de temps et j’avais plutôt bien aimé à l’époque. Je me demande ce que ça ferait si je le relisais à présent. Je me rappelle pas de tout ce que tu dis
    dans la critique alors ça pourrait être intéressant.

    J’étais juste deg que l’un des gars de l’histoire s’appelle Danny, ahah.

  8. Yami dit :

    Un très bon article sur le sujet, qui m’a donné envie de lire ce titre ^^ C’est exactement le genre d’histoires que j’aime au niveau boy love, quelque chose de subtil, de recherché, en dehors des
    stéréotypes yaoi qui la plupart du temps me rebutent… et les personnages me plaisent beaucoup

  9. mackie dit :

    Félicitations pour ton prix du meilleur article ! C’est amplement mérité. Je ne pouvais pas trop réagir à l’article tant qu’il était candidat, mais je dois dire que dans son sujet comme dans sa forme, il m’avait grandement intéressé. J’avais également milité pour ton article Ayakashi & Mononoke, mais le jury a collectivement tranché.
    Nous avons regretté ton absence, mais tu étais dignement représentée. Il y aura d’ailleurs une jolie photo de ton ambassadrice sur mon blog prochainement. Encore bravo !

    • Plumy dit :

      Roh, merci beaucoup Mackie >__< ! J'ai vraiment regretté de pas pouvoir venir ( je devais venir d'ailleurs de base ) mais bon, y'a des trucs contre lesquels on peut rien faire v_v; Je suis très surprise que cet article ait gagné un prix >w< ; J’espérais qu'il gagnerait un truc mais j'y croyait pas, et encore moins le prix du meilleur article quoi '_';;; (J’espérais gagner le prix de la passion avec mon article sur ayakashi et monoke en fait ^^" ) Bref je suis super contente >w< (Et oui je choisi bien mes ambassadrice hein ? :3 ) Bisous tonton Mackie, on se voit peut-être dans un an ? |D

  10. mackie dit :

    pffff, un an… je vais pas tenir
    T_T

  11. Louise dit :

    Good points all around. Truly apaeicrpted.

  12. […] Et de deux, pour ceux qui veulent juste l’article et qui s’en fiche de ce que j’ai d’autre à dire, c’est par ici: http://ushi.jaerdoster.fr/?p=124 […]

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