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Haikara-san ga Tooru est un manga de  Waki Yamato qui a été adapté en animé de 42 épisodes en 1978. Le manga a remporté en 1977 le Prix du manga Kodansha, à égalité avec Candy Candy de Kyoko Mizuki et Yumiko Igarashi. La série à été renommée « Marc et marie » en france, et a eut droit à une diffusion discrète sur TMC en 1995 et plus récemment sur la chaine mangas. Il existe également un film qui ne me motive qu’à moitié.

La série est désormais quasi introuvable sur le net, je n’ai pour ma part pas put aller au delà de l’épisode 7, à ma grande frustration. Donc j’écris un petit mot sur cet animé dont j’adorerais avoir la suite.

C’est un shojo « classique » qui mêle romance avec 2 triangles amoureux entrecroisés et humour burlesque. L’histoire se passe dans le japon des années 1920, donnant ainsi lieu à un visuel que j’adore, les jeunes filles étant perpétuellement en hakama ou en kimono. L’humour prédomine, et les situations cocasses ne manquent pas, voir totalement décalées.

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L’heroine, Benio Hanamura (Marie) a perdu sa mère très jeune, et a été élevée par son père. Elle est ainsi devenue un véritable garçon manqué : Elle pratique le kendo avec passion, ne s’en laisse pas compter, boit de l’alcool et est une véritable cancre à l’école. Un caractère explosif pour l’époque ou les femmes apprennent à l’école à devenir de parfaites épouses et ne doivent rêver que d’un parfait mariage arrangé. Le comportement de Benio crée un décalage assez énorme avec son ami d’enfance, Ranmaru (Frederic) qui a grandit avec elle, ayant lui aussi perdu sa mère très jeune. Sauf que ce jeune homme est efféminé au possible, craintif et gracieux, et qu’il se promet à une carrière de théâtre de kabuki (ou les rôles féminins sont joués par des hommes). C’est un duo étrange et amusant que ces deux la créent. Par la suite, Ranmaru avouera son amour pour Benio, mais outre le fait que celle ci le considère comme une frère, il est celui qui se fait protéger et peut difficilement concurrencer avec Shinobu Ijuin (Marc).

Shinobu est le promis de Benio, suite à un mariage arrangé qui leur vient de leurs grands parents respectifs. En effet, épris alors l’un de l’autre, leurs grands parents n’avaient pas put s’unir, et s’étaient fait la promesse que leurs familles seraient unies par leurs enfants. N’ayant eut tous deux que des garçons, il fallut attendre la 3eme génération, aka celle de Benio et Sjinobu, pour que cette promesse puisse se réaliser. Shinobu a été élevé par sa grand mère, aussi il lui est très attaché et souhaite réaliser son souhait. La première rencontre entre les deux promis sera des plus explosives, Benio tombant de son vélo à cause d’une chenille lui étant tombée sur le visage, et Shinobu, ayant assisté à la scène, sera plié en 2 de rire face au vélo toute tordu. Il la croisera ensuite dans un arbre, en train d’essayer de récupérer un cerf volant coincé dans les branches.

A l’école, Benio a une amie, Tamaki (Juliette) qui comme elle, à des idées très modernes sur ce que devrait être la condition de la femme, et qui elle aussi refuse de se marier à un homme qu’elle n’aurait pas choisi elle même. Par la suite, les choses se compliquent lorsque les jeunes filles réalisent que Shinobu n’est pas seulement le promis de Benio, mais également le garçon que Tamaki aime sans qu’il ne le réalise… Benio de son coté, est très partagée quand à ses sentiments. Elle ne veut pas se voir imposer un fiancé, et par esprit de contradiction refuse donc totalement Shinobu et fait les 400 coups pour que le mariage n’ait pas lieu, en faisant par exemple toutes les pitreries possibles face à la famille de son promis pour se faire déprécier d’eux, et en même temps se trouve tout de même attirée par ce beau jeune homme qui rit face à ses bêtises au lieu de la réprimander. Le cas de conscience augmente avec Tamaki dans l’affaire.

L’histoire est assez longue et tortueuse, comme souvent dans ce genre de shojo. Les 2 promis vont finalement s’attacher réellement l’un à l’autre, mais Shinobu devra alors partir à la guerre ou il sera porté disparu, et wikipedia pourra raconter succinctement la suite et fin que je n’ai pas vue.

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Dans cette histoire, j’apprécie notamment l’heroine et son caractère explosif, l’ambiance complétement déluré qui donne droit à des moments de véritables comédie burlesque « à l’ancienne » ou les protagonistes finissent par se bagarrer joyeusement et ou des personnages comiques et random recurrents traversent l’écran, et également les relations entre les personnages. Mon petit coup de cœur est évidemment Ranmaru, que je trouve très touchant. Il est complétement minable à coté de Benio, il est incapable de la défendre, et pourtant il essaiera de s’enfuir avec elle pour lui éviter ce mariage arrangé, et même si leur escapade tournera court, cela reste un acte courageux de sa part. Mais il a beau faire, il se retrouve toujours diminué par la situation.
Ranmaru est condamné à vivre un amour à sens unique envers Benio, qui ne pourra jamais voir en lui qu’un petit frère, parce qu’ils ont été élevés ensembles et aussi parce qu’il est incapable de lui tenir tête. De son coté, Shinobu, malgré un premier abord peu agréable à se moquer sans cesse d’elle, est à la reflexion très arrangeant envers la jeune femme. Il ne la réprimande pas de ses excès, s’en amuse même réellement – héritage de ses origines étrangères qui lui font apprécier cette fraicheur ? – et cherche à ce que les choses se passent pour le mieux. S’il maintient sa demande en mariage à son égard, c’est pour sa grand mère, mais comme il le dit lui même, il est persuadé qu’avec le temps, ils apprendront à se connaitre, et il est prêt à faire des efforts pour cela. Même si sa réaction peu touchée quand il apprendra que Tamaki est éprise de lui joue en sa défaveur, il reste un personnage attirant envers qui on comprendrait que l’heroine soit attirée. Sauf que par esprit de contradiction pur et dur, elle se refuse à se voir attirée par lui. Je trouve ce petit jeu de « oui mais non » très sympathique à suivre, habituellement les héroines courent après l’homme de leurs rêves, mais Benio elle fait tout pour lui échapper !

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Si cet animé avait été diffusé à l’époque du club dorothé, il aurait certainement aujourd’hui ses vieux fans portés par la nostalgie, mais en 1995, cet animé avait raté la coche et même si ses téléspectateurs dont je fait partie en gardent un très bon souvenir (et l’apprécient encore aujourd’hui pour ma part) ce n’est pas le cas de tout le monde, et cet animé est helas demeuré méconnu.

En espérant voir la suite un jour (Oui, ceci est un appel du pied pour quiconque pourrait m’orienter) je vous laisse avec quelques photos d’une très jolie cosplayeuse de Benio découverte durant mes recherches :

 

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5 Responses to “Haikara-san ga Tooru (Marc et Marie)”

  1. Ialda dit :

    http://www.nyaa.eu/?page=torrentinfo&tid=239065 ?

    Sinon on retrouvais encore régulièrement la série mentionnée parmi les tops shôjo japon à la fin des années 90, preuve qu’elle a marqué sa génération. Jamais vu l’anime en entier pour ma part, je
    vais p’tet corriger du coup.

  2. Ialda dit :

    Le cosplay est assez magnifique et surtout de bon goût, ça change de ce qu’on peut voir parfois ^^ curieux de voir les BJD, par contre www
    En tout cas merci de proposer des articles sur ce type de shôjo vintage pas forcément très connus chez nous !

  3. Gemini dit :

    A quand ce manga en France ? Peut-être que Tonkam s’y attellera une fois Hikari no Densetsu terminé ; après tout, ils ont bien fait Aishitte Knight juste avant.

  4. jerem dit :

    http://dessins-animes.actifforum.com/t3203-4shared-marc-et-marie-38-episodes

    Là il y a quasiment tous les épisodes en VF ;)
    Mais attention la vraie fin n’a hélas pas été produite en animé.
    Pour cela il faut se tourner vers le manga (à défaut d’édition française, il a été publié en Italie)

  5. Plumy dit :

    Oooh arrête tu me fais rêver la *_*; Ca serait génial. Rah à cause de toi j’espère maintenant XD; 

    J’ai le 1er tome de  Hikari no
    Densetsu
      et j’ai drôlement aimé, je pense me procurer la suite. Pareil pour Aishitte Knight, j’ai les 2
    premiers volume, je sais plus pourquoi j’ai pas acheté la suite. 

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