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 Par Dwelian@Da

Nombreux sont les auteurs de fantasy qui, plus que les auteurs d’un livre, sont l’auteur d’un univers qu’ils exploitent et approfondissent via leurs livres, étendant parfois leur histoire sur
plusieurs siècles. Mercedes Lackey, avec son univers de Valdemar, fait partie de ces auteurs.

J’ai déjà mentionné cet auteur avec la trinité, pour être la génitrice de Vanyel et son histoire passionnante. L’univers que l’on découvre avec Vanyel donne envie d’être exploré plus en avant, et peut-être aussi de croiser la route d’un autre personnage avec qui l’on ressentira de forts sentiments. Même si pour ma part, aucun des autres livres de Mercedes Lackey ne m’a fait ressentir de choses aussi fortes qu’avec Vanyel mais eyh, à ne consommer que du fois gras, on s’en lasserait. Et cela reste tout de même de l’excellente fantasy, du genre dont on se sent pressé de continuer la lecture dès que l’on en a la possibilité.

Valdemar est un pays dans lequel sévissent les hérauts, sortes de soldats dévoués au roi et à la reine (qui doivent eux même être des hérauts) et sont chacun lié à un compagnon, cheval blanc aux yeux bleus qui a les aptitudes mentales et le caractère d’un être humain. Les compagnons élisent leur héraut selon des critères qui leur sont propre, et chaque héraut dispose d’une ou deux capacité spécifique : Télépathie, télékinésie, vue à distance, précognition, bouttefeu, lecture par le toucher . D’autres donc, comme l’empathie et le don des bardes, conduisent leur possesseurs à devenir respectivement guérisseur et barde, et ils ne sont alors pas liés à un compagnon, cela étant le fait exclusif des hérauts.

Si au début les histoires de Mercedes Lackey prennent pour sujet les hérauts et Valdemar, il en va tout autrement par la suite ou l’on passe de l’autre coté des frontières, découvrant d’autres peuples, d’autres coutumes, avant d’en revenir aux hérauts et de voir que quelque part tout cela est lié. C’est univers qui utilise de manière intelligente et cohérente le concept même de « magie » avec ses règles, ses méthodes, et je trouve personnellement le coté « univers unique et familier » très agréable, car je retrouve à chaque fois mes marques et peut ainsi me concentrer sur l’histoire (J’ai tendance à être facilement perdue dans les univers fantastiques car l’avalanche de noms inconnus et de termes imaginaires me perd et m’empêche de visualiser ce qu’il se passe). De plus, cela n’a rien de redondant, l’univers étant assez riche pour nous offrir à chaque fois de l’inédit, ne serait-ce que grâce à ses personnages qui changent à chaque fois et sont à eux seul porteurs d’une bonne partie de l’histoire, Mercedes Lackey ayant une écriture focalisée en grande majorité sur son (ou ses ) personnages principal et son entourage.
On voit également l’univers évoluer par époques, certains événements influençant sur d’autres, et petit à petit, on parvient à se retrouver dans la chronologie de ce monde. Lire ces livres, c’est un peu comme lire un immense puzzle et obtenir de nouvelles pièces qui permettent appréhender le monde d’une autre manière à chaque nouvel élément que l’on apprend.

L’auteur conseille de lire ses livres par ordre de publication plutôt que par ordre de chronologie, mais après, libre à chacun de prendre un volume qui l’attire sans se préoccuper du reste. On ne lit pas forcement un livre en ayant en tête de lire tout le reste, même si dans le cas de l’univers de Lackey, je le fais sans me faire prier, chaque livre soulevant de nouveaux éléments, ainsi que de nouveaux personnages toujours vivants, complets et attachants (Ou alors des personnages qui, personnage secondaire dans un livre, se retrouvent personnage principal dans un autre livre. Un concept bien appréciable lorsqu’un personnage secondaire que l’on apprecit se voit dédié un livre sur sa personne.) Dans cet article, je vous présente les
livres dans l’ordre de lecture que j’ai utilisé, qui est à une exception prêt l’ordre de lecture que je recommande.

Ses livres ont été édités il y a une dizaine d’années en français, et commençait à devenir difficile à trouver, mais les éditions Milady (sous filière des editions Bragelonne) ont mis la patte sur cet univers pour mon plus grand bonheur. Seule exception du lot, la duologie de l’exilée qui est sous le label Bragelonne uniquement.

Certains titre ont été retraduits, ce qui pour Vanyel a été très interessant puisque la vieille édition comportait des censures.

La trilogie du dernier héraut mage :

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Je m’étend sur son sujet dans cet article, mais en peu de mots, la trilogie du dernier héraut mage se concentre sur Vanyel, qui comme le titre du livre l’indique, est destiné à être le dernier héraut mage dans Valdemar. Certains de ses actes auront une influence pour les siècles à venir après lui, et devenu une légende, il sera connu de tous. Ma trilogie préférée.

La trilogie des flèches :

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Cette trilogie s’attache au personnage de Talia, enfant élue fort jeune (13 ans), accessoirement fangirl de Vanyel qui lit l’histoire de sa vie en s’imaginant à ses cotés, et qui
sera amenée à devenir le héraut de la reine. Son pouvoir est l’empathie, et lui causera de nombreux soucis, tout comme son enfance très difficile lui aura inculquée la peur des hommes et lui donnera nombre de difficultés pour se lier et communiquer avec les gens. Une intrigue globale donne une cohérence à l’histoire, même si celle-ci se concentrer principalement sur le personnage de Talia, ses ressentis, son évolution et sa progression autant personnelle qu’avec son entourage. Talia est un personnage fort, droit et honnête, et cette trilogie la évoque un shojo pour le style global. Le seul regret que je retire de cette série la, c’est que le compagnon de Talia ne soit pas capable de converser avec elle par la pensée, mais uniquement avec ses émotions. Le lien entre compagnon et héraut étant une des choses que j’aime particulièrement dans cet univers, ça m’a un peu manqué.

La duologie de l’exilé :

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Une des parutions inédites (et que du coup je me suis procurée en grande édition plutôt qu’en poche, pas la patience d’attendre). Ces deux livres se concentrent sur le personnage d’Alberich, que l’on a rencontré sous la forme d’un maitre d’arme âgé et peu loquace dans la trilogie des flèches, et forment chacun une histoire indépendante. Dans ces livres, on le découvre 30 ans plus tôt, ainsi que les raisons qui l’ont poussé, karsite et donc ennemi de valdemar, à devenir un heraut. Alberich étant un personnage charismatique et intrigant dans la trilogie des flèches, c’est un grand plaisir d’en apprendre ainsi plus sur lui et de l’avoir comme héros, d’autant plus que le ton de ce livre diffère du ton shojo auquel nous a habitué Mercedes Lackey. Si je devais poser une categorie, je le qualifierais plus de seinen, avec son héros adulte et mature, qui en s’en laisse pas compter, et qui est entouré de personnages du même acabit. Et lorsqu’ils n’ont pas sa maturité, ils ont du caractère ou sont particulièrement intrigant ou inédit (Je pense au personnage de Myste, héraut comme on n’en voit pas souvent dans l’univers de lackey, qui est une espèce de nerd fourré dans les livres et qui fuit plutôt que de combattre face au danger). Même le compagnon d’Alberich n’a pas sa langue dans sa poche et est à part entière un personnage, contrairement à certains compagnons un peu trop effacés / doux et parfaits que l’on a put voir dans d’autres livres.

Le 1er livre nous fait découvrir les origines d’Alberich, les circonstances de son élection en tant qu’héraut, son introduction dans l’univers de Valdemart alors qu’il est déjà adulte et ayant vécu ses expériences propres. Alberich va chercher à trouver sa place et sa raison d’être dans ce nouveau poste qui est le sien, banni de son pays mais pourtant toujours fidèle au dieu du soleil.

Le 2eme livre s’étend tout particulièrement sur un point tout juste évoqué dans la trilogie de Talia, à savoir le mari de la reine Selenay. Le livre est peut-être un chouïa décevant et prévisible à ce niveau la, puisque l’on sait comment l’histoire va se finir, mais en même temps, le fait de savoir ce qu’il en est apporte un plus. Le but n’est pas d’être surpris par l’histoire, mais d’en apprendre plus sur un fait du passé. La construction du livre est assez particulière, car plus de la moitié du livre peut être considéré comme l’introduction, le développement se faisant vers la fin de l’histoire.

Sœurs de sang et les parjures :

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Changement total de lieu avec ces deux livres ! Au revoir les hérauts, allons voir loin, très loin au sud, ce qu’il s’y passe, et faisons la connaissances de deux heroines hautes en couleurs.
Nous avons donc Tarma, une guerrière faisant partie des Shin’a in, ces clans mentionnés plusieurs fois dans la trilogie de Vanyel, reputés pour fournir de redoutables chevaux de guerre et être un peuple nomade et insaisissable. Le clan de Tarma à été anéanti, et elle a décidé de le venger. C’est dans cette quête qu’elle croise la route de Kethry. Kethry est une magicienne en voyage initiatique, qui possède également une épée magique dotée d’une âme et nommée besoin. Dans sa main, en cas de danger, l’épée s’anime d’elle même et lui permet de se défendre alors qu’elle est loin d’être une guerrière.
Le livre à cela de particulier qu’il commence à ce qui, selon toute logique, serait la fin de l’histoire. En effet, dès le début, les deux jeunes femmes se connaissent et voyagent ensemble depuis un moment, et Tarma à achevée sa vengeance. Elle est assez désœuvrée de ce fait, et Kethry elle aussi n’a rien de spécial à faire. Dans les premières chapitres, Kethry va conclure avec les fantômes de son passé, et les deux jeunes femmes vont ensuite retourner sur les terres de natales de Tarma, n’ayant rien à faire d’autre, et cherchant à se trouver un but et un avenir. Le but qui se dessinera bientôt sera de reconstruire, à elle deux, leur clan de Tarma. Mais pour cela, il leur faut argent et réputation. Elles vont donc partir en voyage dans le but d’obtenir les deux.
L’histoire va alors tourner en ce qui évoque fortement un format « épisodes », chaque histoire courant sur plusieurs chapitre formant une histoire complète. Leurs aventures sont variées, et elles sont plongées dedans soit propre chef, soit à cause de besoin ou d’un concours de circonstances. Un Kyree, loup magique et parlant par la pensée (Alerte fantasme, le retour) se joindra au duo pour devenir un membre à part entière de la petite équipe.
Le 2eme livre , les parjures, continue sur cette lancée, à la différence que l’histoire s’étale sur l’intégralité du livre, offrant par conséquent une intrigue plus longue et plus complexe. Dans ce livre, les deux héroines sont devenues mercenaires dans une compagnie connue, lorsque leur chef disparait mystérieusement. Bien évidemment, elles se lancent à sa recherche.

La duologie de Tarma et Kethry se distingue des autres livres notamment par ses scènes humoristiques rafraichissantes et son coté visuel très prononcé. Les deux héroines bougent, se déguisent, se mettent en scène, et si j’étais un réalisateur cherchant à mettre un de ces livres en film, je choisirais Tarma et Kethry pour leur potentiel certain.

Par le fer :

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Ce livre est une sorte de suite directe à la duologie de Tarma et Kethry, et on peut dire que ces 3 livres vont donc ensemble. Dans ce livre, nous suivons cette fois ci
Kerowyn, qui se trouve être la petite fille de Kethry. Au début de l’histoire, elle vit dans le domaine de son père, ou elle tiens le rôle de maitresse de maison depuis la mort de sa mère, son père étant trop radin pour engager une aide. Dans sa maison est alors célébrée le mariage de son frère. Mais un groupe de bandit assiège la demeure, tue son père et capture la mariée. Kero va alors demander de l’aide à sa grand mère, qui lui confit besoin, la fameuse épée magique. Kero sauve la jeune fille, et se retrouve désœuvrée. Elle choisie alors d’aller vivre avec Kethry et Tarma, qui feront sa formation pour qu’elle devienne mercenaire. C’est à partir de la que l’histoire commence réellement.
C’est encore une fois l’univers de mercenaires qui est exploité, et je l’ai trouvé beaucoup plus cruel que dans l’histoire de Tarma et Kethry. Cela est peut-être du au fait que Kero est seule et doit affronter seule ses épreuves. Dans les volumes précédents, on pensait surtout au lien très fort qui liait les deux femmes, mais ici, Kero est seule. Et elle a aussi un sacré caractère. Elle ne veut pas être mariée, elle ne désire pas d’enfants non plus, elle aime se battre, et devenir mercenaire est le plus logique pour elle. Même face à besoin, elle ne s’en laisse pas compter.
L’histoire de Kero recroise l’univers de Valdemart, puisque celle ci croise la route d’un heraut de la reine. Kerowyn est en tous cas un de mes personnages préférés, pour son histoire et son
caractère très fort.

La trilogie des vents :

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Le début du premier tome de la trilogie des vents est un régal au niveau des personnages. On retrouve plein de visages connus, et la boucle narrative que l’on a fait en suivant Tarma, Kethry puis Kerowyn, se justifie en apportant une nouvelle épaisseur à l’histoire alors que l’on rejoint Valdemar avec cette fois ci pour personnage principal la
princesse Elspeth
. On reparle de ce cher Alberich, qui se fait le pendant de Kero, et même l’introduction est rédigée par Myste, cette chère heraut chroniqueur ! C’est un plaisir de reconnaitre les personnages secondaires et de savoir ce qui se cache derrière eux, jusqu’aux simples noms qui signent un paragraphe d’introduction. Comme d’habitude, on aurait put attaquer directement par la lecture de cette trilogie, mais savoir tout ce qui s’est passé avant et connaitre individuellement chaque acteur donne beaucoup d’épaisseur et de plaisir à l’expérience.
Cependant, par la suite mon enthousiasme s’est un peu tarie car dans cette trilogie, je n’ai pas trouvé de personnage auquel m’attacher avec passion. L’héroine est Elspheth, et son sale caractère ne la rend pas appréciable, tout au plus est elle est copie diminuée de Kerowyn. Ventnoir m’est juste fade, Kris m’ennuie, Nyara m’agace… Les seuls à avoir trouvé grâce à mes yeux sont la famille griffon, le kyree (J’adore cette espèce, ce sont mes créatures préférées de cet univers) et Flammechant qui apparait vers la moitié de l’histoire et reste au rang de personnage secondaire. L’histoire même, avec cet adversaire simplement tout noir et méchant sans nuance, m’a ennuyée, et j’ai trouvé le développement bien trop long. Mon intérêt n’a été ravivé que dans le dernier volume, lorsque les personnages sont revenus sur les terres de Valdemar.
Attention, cela reste quand même des bons livre ! Mais ceux que j’ai le moins apprécié parmi tout ceux qui parlent de cet univers, même s’il propose des éléments très sympa, notamment à propos d’une certaine épée…

La trilogie des griffons (La guerre des mages) :

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Voila la trilogie que j’aurais du lire avant de lire la trilogie des vents, parce qu’elle m’aurait permis de mieux appréhender certains faits évoqués dans les vents. Mais du coup, j’ai put expérimenter le ressentit de la lecture d’une trilogie « au hasard » et effectivement, c’est un peu dommage, on perd de la saveur que l’on a à tout connaitre et voir les choses
s’entrecroiser tant et plus. La trilogie des griffons nous ramène très longtemps en arrière, avant la trilogie de Vanyel même, à ce qui est en quelque sorte la préhistoire de cet univers. Les guerres magiques font rage, et nous commençons l’histoire du coté du seigneur Urtho, le mage du silence, et plus précisément avec Skandranon, le griffon noir au sale caractère, et de l’adorable Ambredragon, kestra’chern de son état (Une sorte de psychologue / Ostheopathe / masseur qui s’occupe de répondre aux desirs du cœur d’une personne qui se sent mal ) qui a, chose inhabituel pour ceux de sa profession, également le don de guérison, qu’il peut utiliser lors de ses séances. C’est un grand plaisir de rencontrer des personnages aussi charismatiques après la lecture des vents. Ambredragon m’a directement conquise.

Le 2eme tome des Griffons propose, comme très souvent dans les trilogie de Lackey, un saut dans le temps d’une dizaine d’année. On retrouve la fine équipe et la suite de leur évolution. C’est un volume assez particulier pour moi parce que autant j’aimais les personnages, autant je trouvais l’intrigue simplement chiante. Des meurtres bizarres et les héros soupçonnés et mwé bof. Par contre, il y a abordé un sujet assez sympathique qui me fait penser à la 2eme partie de l’animé Gurren Lagann, aka « Les héros d’une guerre sont ils les dirigeants de demain ? » à laquelle la réponse est plus ou moins non, évidemment. C’est particulièrement flagrant dans le cas de Skandranon qui fut un héros durant la guerre et qui y était parfaitement à son aise, mais maintenant que c’est la paix et qu’il se retrouve à gérer une ville, il est tout simplement mal à son aise.

Et je n’ai pas lu le 3eme tome des Griffons parce que on y suit de nouveaux personnages et que même si j’adore Mercedes lackey, j’avais envie de passer à autre chose (mais je compte le lire un jour). Mais il me restait encore à lire la trilogie des tempêtes, la conclusion de tous ces livres.

La trilogie des tempêtes :

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Suite directe de la trilogie des vents, on y retrouve cette même sensation de réunion. L’entrée en matière est pourtant différente, puisque l’histoire se centre sur un certain Karal, jeune homme secrétaire d’un prêtre plus important, qui se révélera lui même d’importance comme l’est une pièce au milieu d’un rouage : Il se retrouvera mêlé à tous les
petits événements qui se dérouleront. L’autre personnage que l’on découvre, c’est An’Desha et ce jeune homme est un phénomène à lui tout seul. Ceux qui regrettaient Vanyel et ses geigneries, Vanyel et sa souffrance emo au possible, voila un remplaçant digne de ce nom qui peut même prétendre à détrôner le champion dans sa catégorie puisqu’il peut se targuer d’avoir été possédé par un horrible personnage qui vit depuis des millénaires en possédant les corps de ses descendances, et d’avoir encore enfoui en lui tous les souvenirs des abominables et cruelles vies de cet être. Le tout assaisonné d’un manque de confiance en soi. Et si An’Desha ne suffisait pas, Flammechant va s’y mettre aussi, nous faisant découvrir une autre facette du personnage et l’approfondissant de manière très agréable. Si dans les vents il avait été une figure d’arrière plan, dans les tempêtes on apprend à le connaitre et à l’apprécier, avec tout ses défauts. On découvre aussi les chats de feu, pendant félin des compagnons, et Altra est un personnage vraiment sympathique.

C’est au niveau de l’histoire globale que les choses évoluent également. Il est fait mention de l’Empire, dont on n’avait jusqu’à présent vu que l’ombre lointaine,qui est opposé à Valdemar, et plusieurs choses vont découler de son existence. Mais en vérité, cette menace humaine n’est pas la véritable chose importante qui va arriver aux personnages. La trilogie des tempêtes est la conclusion de tout ce qu’on a lu jusque la, réunissant tous les concepts et ethnies que l’on a appris à connaitre jusque la. C’est d’ailleurs parfois (à mon gout de petite chochotte qui a du mal à retenir beaucoup de choses) limite lourd à digérer, mais quand on est bien implanté dans l’univers on s’y retrouve. Karal est un personnage très agréable à suivre et même si j’aurais aimé que certains à coté soient plus approfondis (La relation entre An’desha et Flammechant, certains personnages qui apparaissent en fin du dernier volume…), c’est une bonne trilogie.

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Il manque cruellement de beau fanarts de cet univers, alors je recycle une des couverture. J’aurais du crayonner des fanarts mais j’étais trop occupée à lire.
Hors quand j’ai fini un livre, l’envie de fanartiser est partie. A la prochaine relecture ?

Et l’on arrive la à la fin des livres édités en français à ce jour. Il  reste quelques volumes édités en anglais qui attendent une édition française (La trilogie de chouettes, la trilogie de la fondation du collegium, le livre centré sur Skif et le livre centré sur le boutefeu) et pour l’instant, rien n’est sur à ce sujet. Bragelonne m’a gentiment répondu quand je leur ait posé la question sur leur compte twitter, ne confirmant pas mais ne réfutant pas non
plus. Je croise donc les doigts à ce sujet !

Pour ceux qui auront pris la peine de lire cet article, merci, et j’espère que cela aura donné envie à quelques uns de se plonger dans cet univers que j’adore et de découvrir ces fabuleux personnages, les compagnons, les kyree et les griffons.

3 Responses to “[Livres] Valdemar – L’univers de Mercedes Lackey”

  1. clefdecristal dit :

    Ah, ça me renvoie plusieurs années en arrière, quand j’étais à fond dans cette auteur, et que j’avais lu ses dernières trilogies en VO *sigh* je suis passée à d’autres auteurs depuis, mais j’ai tjs
    une petite place dans mon coeur pour Vanyel (même si j’ai rarement relu son histoire, madeleine et tout ça ^^;;; )

  2. Morgan-chat dit :

    Dans la suite logique des séries fleuves à ambiance Shojoesque, on peut conseiller :
    – La saga de Ténébreuse ( bon, c’est un poil plus bourrin, et tu risques de t’y perdre un peu dans tous les persos, mais certains sont juste délicieux. Ah, Dyan ♥ )
    – la saga des Derynis de Katherine Kurtz. Politique, trahison, magie, religion et de délicieux petits damoiseaux. Et des morts aussi ♥

  3. [...] Valdemar – L’univers de Mercedes Lackey  (Soit 20 bouquins quand même) Sang d’encre – Poppy Z.Brite [...]

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