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Après une longue attente, Dybex a mis en ligne le premier épisode de Sakamichi No Apollon, vous savez, cette série que j’attendais de pied ferme ? Je n’ai vraiment pas été déçue, bien au contraire.  Mais le plus difficile, ça à été de le faire regarder à une certaine personne…

Est-il utile de le préciser ? Cet article est totalement full of spoil, à ne lire qu’après avoir vu le premier épisode.

(Un grand merci à Sedeto qui m’a fait les retouches d’image vu que je suis un peu en galère de toshop en ce moment)

Donc au final, dans ce premier épisode de Sakamichi No Apollon, qu’avons nous ? Un jeune homme balloté par la vie et blessé par les autres qui n’a vraisemblablement jamais eut aucun ami, portant en lui cet agacement matiné de haine envers le monde qui l’entoure. Et en lui cette fuite continue vers le toit de l’école, le seul endroit ou il peut se permettre de respirer. Kaoru semble avoir vécu toute sa vie sous pression, ne parvenant à s’échapper que lorsqu’il joue du piano, et à l’école en allant prendre l’air sur le toit. La manière dont il cherche à récuperer la clé face aux voyou m’a beaucoup touché, on sent un sorte de desespoir dans son comportement, il n’a honte de rien pour obtenir ce qu’il désire du fond du coeur. Lorsqu’un besoin est si pressant qu’il vous en fait oublier les conventions sociales, c’est qu’il est vraiment important.

Pour moi, c’est ce sentiment qui touche Sentaro et le pousse à aller se battre pour récuperer la clée, comme si les sentiments de Kaoru étaient tellement criants qu’ils débordaient de son corps .Et aussi parce qu’il est toujours prêt pour une petite baston. Sentaro à l’air d’être le genre de type assez juste au fond de lui qui n’aime pas voir un plus faible se faire maltraiter. Qu’il conserve ensuite la clé en prétendant la lui vendre n’est pas vraiment sérieux à mon sens, preuve en est sa réaction lorsque Kaoru lui pique les clées, il se contente de lui faire remarquer qu’il pleut dehors, avant de le suivre joyeusement parce que « ça a l’air amusant ». Dans tout son comportement, Sentaro cherche visiblement à canaliser quelque chose en lui, mais quoi ? Sa manière de chercher les choses amusantes et de se battre dès que possible ne sont certainement que des facettes d’un certain mal être plus profond. La manière presque symptomatique dont il joue de la batterie avec tout et n’importe quoi est un autre moyen de faire sortir ce qui bouillonne en lui de manière déjà plus ludique.

La scène sur le toit, sous la pluie, est assez hilarante. Sentaro me fait penser à un chien foufou tout déçu, tandis que Kaoru reste de marbre. Mais bon, s’il n’y a rien de rigolo à faire, il va bien trouver quelque chose, et certainement au travers de cet étrange énergumène venu de la ville qui lui parle normalement, sans avoir peur de lui, et semble si particulier. La petite scène de course poursuite sous la pluie est adorable et très drôle, et le rire de Sentaro communicatif. L’attitude de Kaoru qui cherche à repousser Sentaro en agitant son parapluie est très drôle elle aussi, se rend il compte qu’il rentre quelque part dans son jeu ? Les paroles étonnament profondes de Sentaro alors, « Rien de bon ne viens jamais de la peur », ont un impact assez fort.

Par la suite revient donc Ritsuko. Ritsuko est fraiche, naturelle, dans son attitude et son vocabulaire. Même si évidemment, je ne l’adore pas autant que les 2 protagonistes masculins, elle n’est pas pour moi « la cruche » en trop, la quantité negligeable que l’on subit. Malgré sa relative discretion dans cet épisode, je lui trouve de nombreux attraits. L’effet qu’elle fait sur Kaoru déjà, cet étrange apaisement qu’il ressent lorsqu’il la rencontre, comme si sa bonté et sa franchise émanaient d’elle. La manière dont elle agit avec les deux garçons, aucunement genée de la semi nuditée de Sentaro (en même temps, ils sont amis d’enfance), la manière franche dont elle dit à Kaoru qu’il est « joli », son attitude globale. Je trouve dommage que Kaoru soit attiré amoureusement par elle, parce qu’elle serait une amie si forte, dommage aussi parce cela entrainera forcement des tensions entre Kaoru et Sentaro v__v;

Une chose doit être mise au clair : Je fangirlise énormement sur le duo Kaoru/ Sentaro, mais si les 2 personnages se roulaient subitement des pelles, ça ruinerait tout l’interêt. Parce que le plaisir de la fangirl, c’est définitivement la frustration, et la possibilité d’imaginer tout et rien à partir du materiau originel. Bon, il faut avouer que dans le cas de Sakamichi No Apollon, le materiel originel est plus que généreux en matière première…

Mais pour en revenir au trio d’amis… Je les aime en tant qu’amis justement. Dans l’infirmerie, lorsque Kaoru réalise qu’il ne se sent plus nauséeux, c’est grace à la douche due à la petite folie de Sentaro, et s’il se sent bien en cet instant, c’est grace à l’aura apaisante de Ritsuko. C’est comme si ces 2 personnages parvenaient soudainement à créer une bulle, un équilibre qui le protège des difficultés de la vie auxquelles il a toujours été confronté. Lorsque Kaoru retourne en classe, c’est étrange : Il ne se sent plus du tout nauséeux… J’aime énormement cette douce magie qui enrobe ce trio d’ami (et dans lequel se trouve ce duo tellement tendancieux).

La manière dont le bruit de la batterie de Sentaro ne semble pas vouloir quitter les pensées de Kaoru va dans ce sens. Lui qui connaissait déjà la musique classique et l’aimait découvre un tout nouvel univers à travers la passion de Sentaro pour le jazz, parce qu’il met de la vie dans sa manière de jouer, contrairement à lui qui a toujours joué de manière scolaire.

En tant que grosse fan de XXX holics, la ressemblance m’a sauté aux yeux, c’est assez amusant ! (Et j’ai du me retenir tout ce temps pour lui en parler, tout ce temps !! )

Himawari, Watanuki et Domeki.

Sentaro, Kaoru et Ritsuko

On retrouve vraiment le même genre de dynamique : Un héros au look « de garçon sage » qui à tendance à se tenir tranquille mais s’énerve lorsque « le grand dadais » l’agace (le fait que Sentaro compara Kaoru à un chat m’a fait tellement rire,  ce sont les mêmes mots que Domeki utilise pour définir Watanuki !). Et la fille, personnage tierce (avec des couettes), dont le héros est amoureux.

Au dela de la ressemblance rigolote, c’est surtout la dynamique du duo « ptit teigneux / grande brute » que j’adore au possible. Watanuki et Domeki étaient un duo dont je ne me lassais pas, Sentaro et Kaoru semblent bien prêts à prendre la relève. Ce genre de dynamique offre de nombreux cas de figures tous plus délectables les uns que les autres pour la fangirl que je suis. J’adore les personnages bourrin d’apparence mais gentils au fond, et encore plus lorsqu’ils se retrouvent attirés par un ptit gars maigrichon et hargneux qui n’a tellement rien à voir avec le genre de personne qu’il pourrait apprécier.

Enfin bref ♫

Le pv m’avait spoilé bon nombre de choses, et je n’ai qu’à moitié découvert cet épisode, mais ma passion est intact, non elle s’est amplifiée. J’ai grande hate de voir la suite de cette série, d’en apprendre plus sur les personnages, de voir le groupe se former et l’histoire évoluer.

Haters gonna Jazz ! ♫ 

 

7 Responses to “Sakamichi No Apollon – Impressions sur le 1er épisode”

  1. YllwNgg dit :

    FÂÂÂÂNNE GUEURLE !

  2. Marc dit :

    Ce premier épisode n’est vraiment pas décevant et on y retrouve bien l’atmosphère qui m’a tant plus dans le 1er manga. Par contre, je craignais que le rythme de la narration soit ralenti, comme c’est souvent le cas dans les adaptions, mais là j’ai trouvé qu’au contraire, l’histoire avançait plutôt vite. En même temps, s’il faut caser 8 tomes en 12 épisodes… Cela étant, ma préférence va quand même au manga et je te conseille vivement de le lire ;) (là, j’attends la trad du tome 3 en trépignant, pourquoi j’ai arrêté le japonais?!!! *grrr*)
    Par contre, je suis carrément déçu par les musiques d’opening et d’ending, je trouve que c’est de la jpop bas de gamme alors qu’il aurait été intéressant de faire des morceaux hyper jazzy.

    • Plumy dit :

      J’ai pas parlé des openings / ending mais j’en suis drôlement déçue moi aussi =/ (Enfin, j’aime le passage de l’opening qu’on a put entendre dans le pv)
      Le manga j’irais le lire quand l’animé sera finie, je veux découvrir l’histoire *w* Mais je pense pas que l’histoire complète sera faite, franchement 8 tomes en 12 épisodes, chaud quoi !

  3. Nyfaline dit :

    Sakamichi no Apollon, c’est l’anime à regarder pour tous les fan de jazz et d’histoire réaliste. J’en suis moi-même au 3e épisode (oui, vosta, vosta~), et c’est juste un pur moment de plaisir d’entendre un peu de jazz et de voir ces personnages évoluer.
    Je ne vais pas en dire plus au risque de spoile, mais j’ai trouvé assez perspicace le lien avec xxxHolic, et j’en rajouterai même une de plus qui m’a d’autant plus frappé que le chara design est presque le même : Yonekuni x Shiro de Sex Pistols (http://www.yaoi-juice.com/site/img/fiches/animes/sex-pistols-oav-projet-couple-2.jpg). Shiro ressemble exactement à Sentaro en version plus âgé. Ça m’a limite choquée quand j’ai vu le premier anime, surtout qu’il y a des scènes bizarres tournant un peu yaoi. J’ai eu un doute soudain sur le genre de l’anime (quoique ça me dérange pas si ça tourne yaoi hein ? 8D)
    Enfin bref, tout comme Plumy, je recommande fortement cet anime qui est l’une des quelques petites surprises et perles de cette saison !

  4. [...] série. Au delà de toute considération fujo – et il y a yaoi material à mort, ici, hein, AIN’T IT, PLUMY ? – l’équilibre fort/faible, cérébral/impulsif, classique/moderne de la paire est [...]

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