Feed on
Posts
Comments

[PS3] Journey

De la boite thatgamecompagny, vous avez peut-être entendu parler de Flower, cet ovni du jeu vidéo si pratique à mettre dans les mains de leurs détracteurs qui ne peuvent plus rien dire face à un jeu ou l’on est le vent et ou l’on doit récolter des pétales de fleurs pour devenir un serpent de pétales et faire fleurir la nature à la Okami. Un jeu magique et envoutant qui tiens plus de l’expérience audio visuelle quelque part. Une fantastique découverte pour ma part, et dès la PS3 acquise, je me suis empressée de l’acheter. Bon depuis la fonction gyroscope de ma manette ne fonctionne plus parce que je l’ai trop fait tomber par terre, du coup je peux plus y jouer. Mais même sans ça, on connait le jeu au bout d’un moment, même si la magie reste présente. Et donc, j’attendais le jeu suivant de cette boite, me doutant que ce serait un petit bijoux. Mais je ne m’attendais pas à ce soit une expérience si forte.


Comme souvent, j’ai acheté le jeu sans trop savoir ce que ce serait. Je savais qu’il y avait un désert et un petit personnage habillé d’une cape rouge, pas grand chose de plus. Et ce n’est pas le jeu qui allait m’en dire plus : Comme pour Flower, un simple « Appuyer sur start pour commencer » m’attendait. Le jeu commence alors au milieu du désert, et votre personnage est la, assis par terre. Vous vous levez et regardez autour de vous, les dunes de sablent vous entourent de toutes part. Mais l’une d’entre elles est surmontée de morceaux de tissus flottant au vent, alors on se dirige spontanément vers celle ci. Arrivée en haut de la dune s’étend le désert, encore et encore, et tout au loin, une montagne étrangement attirante auréolée de lumière. Votre but.

Durant les 1eres phases de jeu, on découvre donc son personnages, ses possibilités et l’univers. Les graphismes sont comme toujours sublime, la sensation de désert infini est totalement présente. On sent que le personnage peine dans les montés, on glisse dans les descentes, on est surpris par le vent qui porte les grains de sable, le tracé de nos pas qui reste derrière. On découvre bien vite un petit temple isolé, dans lequel on découvre un symbole qui nous fait pousser une sorte d’écharpe par dessus notre tunique. Des morceaux de tissus volant viennent aussitôt se greffer à nous, et l’on comprend que cette écharpe nous permet de voleter tel un oiseau, et qu’il faudra récupérer plus de symboles pour augmenter la taille de son écharpe. Et le périple commence.

[Source]

Alors voila, Journey ça pourrait s’arrêter la. Ça pourrait être un joli jeu, avec un joli visuel, des musiques sublimes, une ambiance envoutante et un scenario nébuleux qui rappelle fortement les jeux de Fumito Ueda (Ico, Shadow of the Colossus) mais ses concepteurs ont eut l’idée de génie qui donne toute sa puissance émotionnelle au jeu : En faire un jeu multijoueur. Mais attention, pas un jeu multi joueur ou l’on choisi ses maps, ou l’on peut discuter dans une chat box et tout cela, non. Simplement faire se rencontrer les joueurs au hasard de leurs parties, et ne leur donner aucun moyen de communiquer. Et alors, laisser la magie opérer.

Quand j’ai commencé à jouer, je ne savais pas que ce jeu était en ligne. Dans l’immensité du desert, lorsque j’ai croisé une autre silhouette comme moi, j’étais contente ! Je lui ait tourné autour, avant de continuer mon chemin. Mais le comportement de cet autre personnage était étrange pour un PNJ, et c’est la que j’ai découvert qu’en réalité, je côtoyais de vrais joueurs.

“守りたい不思議” by 黒天

On ne peut rien savoir de l’autre. Pas de nom, pas de paroles. Le seul signe distinctif est le symbole qui apparait lorsque l’on « fait ting » en appuyant sur le bouton x, ce qui sert en principe à appeler les pan de tissus volants pour les attirer à nous et recharger notre écharpe. D’ailleurs, petit détail qui force le joueur réticent à s’intéresser à autrui : Le contact avec un autre joueur recharge mutuellement les écharpes. On a donc tout intérêt à voyager à 2. Et c’est la que Journey prend tout son sens. Dans un MMO classique, on ne recherche pas forcement le contact, on va le fuir même peut-être. On n’a pas forcement envie de discuter. Mais la, placé dans une situation particulière ou l’on ne peut pas communiquer, on n’a alors de cesse de trouver un moyen de communiquer. On se déplace, on saute, on vole, on « fait ting », on laisse parler le langage du corps. Et on a beau être dans un jeu vidéo, finalement cela fonctionne. On se comprend, on se guide. On s’amuse. Il n’y a pas d’ennemis, il faut juste avancer ! Alors on traverse ces grandes étendues, on découvre l’univers. On s’attache à la présence de l’autre, qui devient un précieux compagnon dont on ne sait pourtant rien, et la est toute la magie.

Je dis qu’il n’y a pas d’ennemis, mais ce n’est pas vrai. Car après le désert, vient ensuite ce qui est selon moi le meilleur passage du jeu : La grotte avec les dragons de pierre. Tels des colosses de SotC, ils se déplacent avec lenteur, leurs yeux brillants éclairant le sable, et l’on se doute bien qu’il ne faut pas croiser leur regard… On se déplace en catimini, on se cache, on appelle son compagnon de « ting ting » virulents. Et lorsque l’un se fait attaquer et arracher son écharpe, on accourt aussitôt comme pour le consoler, pour s’entraider dans cette dure épreuve.

[Source]

La fin du jeu est somptueuse, magique, émouvante. Je n’ai pas de mots pour exprimer clairement ce que j’ai ressentit avec Journey, mais c’était une expérience videoludique d’une force incroyable. Je me suis terriblement attachée à chaque compagnon avait qui j’ai voyagé, sans qu’un mot ne soit échange. Je ne suis pas la seule à vivre ça, le compte tumblr Journey Storie  recueille les témoignages de toutes ces « journées » que les joueurs ont vécus entre inconnus. Quand le jeu se termine, on voit les noms des voyageurs que l’on a croisé. On songe fugacement à les contacter. Mais on sait que cela briserait la magie. Ce sentiment est étrange, et très fort.

J’ai mis ce jeu entre les mains d’une amie. Elle a commencé à jouer, à croisé un compagnon mais ne s’y est pas trop intéressée. « Je joue en solo dans le jeux en ligne ». Et puis finalement, elle en a recroisé un, et la magie à opéré. Son compagnon la guidait vers les cachettes, et elle même s’est prise au jeu et s’est attachée à ce compagnon anonyme avec qui elle a finalement fait tout le jeu. Ce sentiment d’attachement est terrible, on peine à quitter le jeu quand on est avec quelqu’un, on ne veut pas l’abandonner !

C’est vraiment un jeu qui se fait « d’une traite » à chaque fois. Il se finit en 2h, 3 si on prend son temps. Mais il peut aussi être rejoué de nombreuses fois. Pour obtenir les trophée entre autres. Pour découvrir tous les symboles. Pour découvrir tous les domaines possibles à explorer, car le début du jeu propose plusieurs « entrées » pour commencer le voyage. Pour devenir nous aussi un « personnage à cape blanche » que l’on peut croiser et qui font office de figure vénérable, de vétéran dans le jeu. Pour trouver le moyen de passer certains niveaux sans activer certains mécanismes. Pour refaire de ces rencontres magiques.

by 百舌鳥

Jouez à Journey. C’est une expérience magnifique qui est accessible à tous.

Je profite de ce post pour remercier l’agrégateur Nanami qui m’accueille désormais parmi les siens. Je m’en remet à votre bienveillance Nanamiens (◡‿◡✿)

10 Responses to “[PS3] Journey”

  1. Edward dit :

    un joli article qui fait bien envie^^

  2. Kima dit :

    Merci de m’avoir foutu la manette dans les mains pour y jouer l’autre jour, j’en garde un très intense souvenir de ce jeu !

    • Plumy dit :

      <3 !! T'étais un cobaye 8D Non mais c'est, voila, faut y jouer pour comprendre, tout ça. Je suis contente de savoir ça en tous cas ! n__n

  3. Jikon dit :

    Article fort sympathique !

    Tu m’as convaincu dans l’achat du jeu, à mon tour de faire le voyage :3

  4. Otak dit :

    Ptain j’ai chialé à la fin de l’article parce que c’est EXACTEMENT ça !

    Donc voila je suis d’accord avec tout, c’est unique et c’est à faire, et a rerefaire (et jeudi je le mes dans les mains d’une amie et j’ai hâte de voir ses impressions).

    Et la BO sur la fin non mais pffft j’ai souillé mon caleçon quoi :’D (oui je finis avec une note très classe ;D)

  5. Edward dit :

    pour la première fois, c’est toi qui m’aura fait découvrir un jeu magnifique, et ça me touche beaucoup que ça se soit passé dans ce sens là <3

    • Plumy dit :

      Hehe, ben wé y’avait aussi cet aspect la, c’est le genre de jeu que tu a envie d’offrir quoi X3. La symbolique tout ça :3 (Et la 1ere fois qu’on y joue c’est comme un dépucelage, donc j’ai assisté au dépucelage de ta copine, pardon de t’avoir volé ce moment |D Mais au moins vous aurez découvert chacun le jeu en étant totalement « vierge » au début :3 )

  6. [...] exclu Xbox. Ma copine m’a rappelé que du coté de la PS3 on avait l’exclusivité de Journey, ça m’a un peu consolée); Mais heureusement, il existe les jeux indépendant, et notamment [...]

  7. [...] Et si vraiment, il vous en faut plus pour vous motiver, lisez donc l’article de ma petite sœur Plumy qui m’a fait découvrir le jeu avec passion sur son blog. [...]

Leave a Reply